Fessebouc, l’Internet des neuneus ?

L’affaire Cambridge Analytica se définit avant tout par l’empressement avec lequel les médias mainstream ont communiqué sur la question de la propriété des données personnelles, contribuant à la constituer en problème auquel les pouvoirs publics sont invités à apporter sur le champ une solution.
Facebook, the leaking ship
L’histoire dira si cette affaire est le scandale qu’on prétend.
Dans sa version de base, des universitaires pervertis par l’appât du gain auraient siphoné les comptes de millions d’utilisateurs de Fessebouc au moyen d’un subterfuge, puis utilisé ces données pour déterminer le message à tenir selon le subconscient d’électeurs, lequel moyen aurait permis de piloter la campagne d’un démagogue, ce qui aurait déterminé l’élection de ce dernier au poste de leader du monde libre. Naufrage de l’Humanité.
Comme on le voit en la présentant ainsi, l’histoire tient du récit mythologique. C’est les hommes précipités dans le malheur par ceux d’entre eux qui ont accédé au moyen de les agir comme des dieux.
Mise à jour du 17/04/2018 : Découvrant ici que Fessebouc-émissaire est désormais chargé de tous les maux d’Internet car il est solvable, je rajoute un petite section sur les précautions à prendre par l’internaute lambda pour protéger un peu sa vie privée quand il navigue sur le Web.
Mise à jour du 06/04/2018 : Découvrant ici (via l’excellent Hacker News) que l’université de Berkeley propose gratuitement un cours de Data Science (Data 8X) aux profanes, je le recommande à ceux qui voudraient faire l’effort de s’instruire.
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Fessebouc, l’Internet des neuneus ?

Calculer la matrice de projection de WebGL

Tout développeur qui s’initie à la 3D avec WebGL est rapidement confronté à une entité mathématique, la matrice de projection :
[ Xe Ye Ze 1 ] x [ 2NRL 0 0 0 0 2NTB 0 0 R+LRL T+BTB F+NNF 1 0 0 2FNNF 0 ]
Les différentes constantes utilisées pour définir le volume de clipping se présentant par exemple ainsi (coupe Y/Z) :
Pyramide tronquée de clipping dans WebGL
Cette matrice peut sembler d’autant plus étrange au développeur qu’elle comporte 4 lignes et 4 colonnes (une matrice 4×4), alors qu’il semblerait que l’on puisse se contenter d’une matrice 3×3 pour réaliser les calculs. D’ailleurs, où est passée l’intervention de Ze au dénominateur dans les calculs ?
Bref, pourquoi cette matrice ? Comment calculer ses coefficients ? Et comment en déduire les coordonnées de la projection d’un point ?
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Calculer la matrice de projection de WebGL

Les références en PHP sont-elles des pointeurs en C/C++ ?

Les références en PHP peuvent sembler assez déroutantes au développeur C/C++. S’agit-il de pointeurs ? La documentation de PHP prétend que non, mais la lecture des commentaires qui y ont été annexés laisse sur une impression bien moins catégorique.
En fait, tout dépend d’où l’on se place : veut-on chercher à comprendre comment les références fonctionnent, ou veut-on simplement déjà parvenir à décrypter le code où il en figure ?
Quelle que soit la manière dont les références fonctionnent réellement, ce qui sème le trouve dans l’esprit du développeur C/C++, c’est qu’il semble que ces références ne sont pas des pointeurs, du fait de la syntaxe.
En effet, soit le code C++ suivant :
int i, *p;
i = 0;
p = &i;
std::cout < < *p;	// On écrit *p et non p (comme on a écrit i)
Le code équivalent en PHP serait :
$i = 0;
$p = &$i;
echo ($p);	// Surprise! on écrit $p comme on a écrit $i
Alors, comment le développeur C/C++ doit-il décrypter les références aux références dans le code PHP ? L’objet de cet article est d’éclairer sa lanterne. Plus généralement, tous ceux qui souhaitent utiliser des références en PHP devraient trouver un intérêt à le lire – tout particulièrement pour clarifier la relation critique entre référence et unset ().
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Les références en PHP sont-elles des pointeurs en C/C++ ?

Utiliser les espaces de noms en PHP

Les espaces de noms sont apparus avec PHP 5.3.0.
Comme dans tout langage moderne, on retrouve cette notion fondamentale puisqu’elle conduit à voir tout ce qui est déclaré non pas d’abord comme une instruction, une variable, un type, ou autre, mais comme quelque chose qui peut être adressé par un nom au sein d’une hiérarchie d’espaces de noms. Autrement dit, avant la déclaration de quelque chose, il y a la définition du nom par lequel on l’adresse. L’idée est de pouvoir éviter des collisions de noms entre factorisations sans avoir à recourir à des noms à rallonge (du fait de préfixes et/ou d’enchâssements).
Typiquement, plutôt que… :
const _Zoo_Birds_TGE = "The Great Eagle";
…pouvoir se contenter de… :
namespace Zoo\Birds;
const THE_GREAT_EAGLE = "The Great Eagle";
…pour pouvoir écrire :
echo (Zoo\Birds\THE_GREAT_EAGLE);
Comme toujours, le point de vigilance est que l’association entre la hiérarchie des fichiers et la hiérarchie des espaces de noms n’est qu’un cas particulier. Dans le cas de PHP, c’est encore plus clair qu’en Python ou en Java. En effet, il n’existe pas d’équivalent à import de Java ou de Python, qui ferait à la fois le travail de require () (inclusion du fichier et intégration des éventuels espaces de noms qui sont définis à l’arborescence des espaces de noms courante) et de use (création d’alias pour les espace de noms ainsi intégrés). D’ailleurs, PHP permet même de répartir le contenu d’un espace de noms entre plusieurs fichiers !
On peut contester l’utilité du concept. Dans un échange critique sur Stack Overflow, un contributeur prétend y voir une manifestation du culte du cargo en programmation. Intéressant, même si pour un anthropologue, cela peut sembler comme une réappropriation d’un concept assez douteuse – il vaudrait mieux parler de syndrome du singe savant, déjà évoqué ici.
Voyons voir dans le détail comment utiliser cette fonctionnalité…
Mise à jour du 14/03/2018 : Mention à ::class

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Utiliser les espaces de noms en PHP

Syntaxes avancées (car ramassées) en Python

Il y a mille manières d’exprimer ce qu’on désire en langage naturel, et il en va de même avec un langage de programmation.
Certaines fomulations peuvent être clairement plus laconiques que d’autres, et d’aucuns considèrent que c’est démontrer sa maîtrise du langage que de les maîtriser. Toutefois, si jouer à ce petit jeu de la syntaxe ramassée permet d’économiser sur l’écriture, il ne permet certainement pas d’économiser sur la lecture, du moins tant que celui qui doit lire n’a pas appris à écrire pareillement.
Pour aider dans cet apprentissage, cet article évolutif se propose de recenser les syntaxes ramassées qu’un développeur peut rencontrer en lisant du code en Python (version 3.6.4), à condition qu’elles présentent une véritable utilité.
Pour l’heure, on trouvera des explications suivantes… :
L’article sera enrichi au fil des découvertes réalisées au fil de lectures. Ces mises à jour seront signalées.
Mise à jour du 08/03/2018 :
  • rappel de la typologie (et corrections !) ;
  • extraire une plage d’éléments d’une séquence (slicing).
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Syntaxes avancées (car ramassées) en Python

Les catégories de paramètres (ou arguments) d’une fonction en Python

Python permet d’écrire des fonctions comportant de nombreux paramètres (ou arguments) qui peuvent avoir des mines des plus patibulaire. Par exemple :
def f (subject, *args, **kwargs):
	print (subject, ' '.join (args), kwargs['complement'])
f ('I', 'hate', 'the', complement='Atari')
I hate the Atari
La documentation de Python contient un didacticiel intéressant sur les fonctions, mais qui peut sembler un peu court au débutant. En particulier, ce passage essentiel peut être lu trop rapidement, étant assez laconique :
Quand un dernier paramètre formel est présent sous la forme **name, il reçoit un dictionnaire contenant tous les paramètres nommés à l’exception de ceux correspondant à un paramètre formel. Ceci peut être combiné à un paramètre formel sous la forme *name qui lui reçoit un tuple contenant les paramètres positionnés au-delà de la liste des paramètres formels (*name doit être présent avant **name).
De ce fait, il arrive qu’il y règne une certaine confusion dans les esprits entre ce qui est possible pour définir une fonction et ce qui est possible pour l’appeler.
Par ailleurs, la notion de paramètre imprévu est souvent confondue avec celle de paramètre par défaut. Cela tient à deux choses :
  • Python offre une certaine souplesse dans l’ordre dans lequel les paramètres peuvent être mentionnés dans un appel ;
  • un paramètre imprévu peut être nommé, comme un paramètre par défaut l’est toujours.
Pour bien comprendre comment écrire des fonctions en Python, mieux vaut établir une distinction entre paramètre formel et informel, comme le sous-entend le passage de la documentation cité à l’instant. C’est la distinction qu’on dégagera progressivement ici.

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Les catégories de paramètres (ou arguments) d’une fonction en Python

Comment marche réellement la fonction super () de Python

La méthode super () de Python a inspiré un bon nombre d’explications. Toutefois, il apparaît qu’aussi sophistiquées qu’elles soient, elles sont toutes désespérement superficielles.
Je ne parle pas de celles qui le sont d’évidence, comme cette vidéo. L’auteur est bien gentil, mais sa présentation de super() se limite à assimiler la fonction à un moyen de déléguer un appel à la méthode __init__ () (par ailleurs, tout à fait improprement assimilée à un constructeur, comme si __new__ () n’existait pas…) surchargée dans une classe C à sa version dans une classe parent A. Autrement dit, à appeller A.__init__ () depuis C.__init__ (). Mais dans l’exemple, C hérite non seulement de A, mais aussi de B. Dès lors, les questions des commentateurs fusent : pourquoi B.__init__ () n’est-elle pas appelée ? Sincèrement, avant de publier une explication sur un sujet technique, son auteur devrait s’assurer qu’il maîtrise son sujet. Comme il le dit, « The super keyword is a little bit confusing in Python. It’s been confusing for decades now and it’s going to continue to be confusing as we move into the future. It’s just something that’s confusing ». Tu m’étonnes! surtout après avoir entendu sa prétendue explication…
Non. Je parle d’explications d’auteurs qui ont pignon sur rue, comme Python’s super() considered super! de Raymond Hettinger, à laquelle renvoie la documentation de super(), ou encore celle d’Alex Martelli, Anna Ravenscroft et Steve Holden dans leur Python in a Nutshell. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne ressort pas illuminé de ces lectures. Sans doute, on comprend que super() permet de jouer avec le Method Resolution Order (MRO), mais quand a savoir exactement comment, c’est une autre affaire. Tout le monde se contente de terminer en recommandant d’utiliser systématiquement super() à tous les niveaux le hiérarchie des appels, et pour le reste renvoie sur l’algorithme C3, présenté comme abscons.
Bref, tout comme peu de personnes semblent avoir compris que JavaScript est un langage orienté objet à base de prototypes (et non de classes !), y’en a-t-il seulement qui ont compris comment la fonction super() de Python fonctionne vraiment ? Sérieusement, il y a de quoi nourrir de sérieuses inquiétudes quant au niveau d’exigence des développeurs désormais. Plus personne ne se donne la peine d’aller au fond des choses, ou quoi ?
On va donc arrêter de plaisanter, et expliquer sérieusement…
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Comment marche réellement la fonction super () de Python

Comment marche la configuration dans PhpStorm 2017

Pour le développeur, PhpStorm 2017 présente l’intérêt d’être éminemment configurable. Les possibilités offertes touchent à tous les aspects ou presque de cet IDE, tout particulièrement l’interface utilisateur (UI) qui peut être très finement ajustée.
Configuration de la présentation du code PHP dans PhpStorm 2017.3
Pour autant, la manière de s’y prendre a de quoi dérouter. A tout instant, il est possible de modifier un paramètre via pas moins de trois moyens :
  • dans l’écran d’accueil, le bouton Configuration, puis Settings ;
  • dans l’éditeur d’un projet, le menu File, puis Settings ;
  • dans l’éditeur d’un projet, le menu File, puis Default Settings.
Et encore faut-il compter avec le fait que dans certains cas, un paramètre peut être modifié en spécifiant que la modification touche un « profil » ou un « schéma ».
Le problème, c’est que PhpStorm n’offre pas de point d’entrée sur la configuration qui soit véritablement déterminé en fonction des besoins de l’utilisateur. Comment modifier un paramètre et répercuter cette modification sur un ensemble de projets ? Comment modifier un paramètre et que cela ne vaille que pour tous les projets à venir ? A l’utilisateur de deviner comment s’y prendre pour trouver les réponses à ces questions pourtant élémentaires.
Une exploration des possibilités offertes par PhpStorm 2017.3 permet toutefois de clarifier.
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Comment marche la configuration dans PhpStorm 2017

Configurer xDebug pour déboguer dans PhpStorm 2017 / 2018

PhpStorm est un environnement de développement intégré (IDE) très populaire. Il le doit à ses fonctionnalités et à son ergonomie, ainsi qu’à son excellent rapport qualité / prix. En effet, il vous en coûtera moins de 90 € pour une licence perpétuelle avec mise à jour durant un an (vous pouvez aussi opter pour une formule de licence renouvelable automatiquement pour bénéficier de mises à jour au-delà de cette durée) et… beaucoup moins, voire rien du tout dans bien des cas : si vous êtes étudiant / enseignant, ou si vous travaillez sur un projet Open source.
Comme tout IDE, PhpStorm peut se révéler un peu déroutant pour le développeur qui le découvre, surtout si ce dernier n’a jamais beaucoup programmé de sa vie. En particulier, comment s’y prendre pour déboguer une application PHP, c’est-à-dire contrôler pas-à-pas l’exécution d’un script PHP initiée par une action de l’utilisateur sur l’interface utilisateur (UI) de l’application en question, c’est-à-dire une page Web ?
Pour y parvenir, il faut installer une extension de PHP, modifier le fichier de configuration de ce dernier, installer une extension dans Firefox. Et créer la configuration de débogage de PhpStorm, direz-vous ? C’est la bonne surprise : il n’y en pas ! Passage en revue de toutes les étapes à suivre pour y arriver.
Une session de débogage avec xDebug dans PhpStorm
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Configurer xDebug pour déboguer dans PhpStorm 2017 / 2018

Une installation minimale d’Apache 2.4, PHP 7 et MySQL 5.7 pour Windows x64

Pour ceux qui préfèrent la jouer « roots », comment installer manuellement l’ensemble composé d’Apache, php et MySQL (et phpMyAdmin tant qu’on y est) sans passer par une distribution quelconque ?
Le quarteron de généraux... gagnants !

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Une installation minimale d’Apache 2.4, PHP 7 et MySQL 5.7 pour Windows x64